La mère et l'enfant

La mère et l'enfant

lundi 5 mars 2012

Sans instinct maternel, suis-je une mauvaise mère ?

On ne naît pas mère, on le devient.

«Ma fille était comme une étrangère, et moi aussi, je ne me reconnaissais pas», confie Emma sur les lignes d’écoute d’Allo Parents Bébé.

Mauvaise mère versus mère parfaite
Incapable de communiquer avec son bébé, la jeune maman culpabilise, craignant d'être une mauvaise mère. Partout, on le cire haut et fort telle une vérité inébranlable : la maternité serait un avènement des plus heureux de la vie d’une femme... Un accomplissement total et naturel au nom d’un prétendu « instinct maternel ». Pourtant, on ne naît pas mère, on le devient.

Courant après l’illusion de la mère parfaite, de nombreuses mamans s’épuisent par peur de ne pas être à la hauteur. Si la parole s’est aujourd’hui libérée, beaucoup de femmes restent encore retranchées dans leur solitude.

La maternité en chiffres
Sur 75000 mères primipares, on peut dire que 10% d’entre elles se sentent mal dans ce devenir (hors babyblues, puisqu’il touche la moitié des mères). Mais « face à la mère qui n’a aucun problème ou ne semble en avoir aucun […] nos yeux restent secs, notre jugement aiguisé »*.

Pourtant, il n’existe pas de bonne ou de mauvaise mère. Le temps en est la meilleure illustration ! Ce qui était jadis dénigré est aujourd'hui parfaitement accepté, preuve qu'il n’existe pas de route tracée nous conduisant vers la sacro-sainte maternité. Alors, un seul mot d’ordre : ayez confiance en vous !

*Sophie Marinopoulos, Dans l’intime des mères, éditions Marabout.

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