La mère et l'enfant

La mère et l'enfant

mardi 11 septembre 2012

Des vies en danger: le paludisme pendant la grossesse Chaque année en Afrique, 30 millions de femmes enceintes vivent dans des zones d’endémie. Cette maladie est une menace à la fois pour elles et leurs enfants : tous les ans, 200 000 nourrissons meurent des suites du paludisme maternel pendant la grossesse. La femme enceinte est particulièrement vulnérable : la grossesse affaiblit son immunité et la rend plus sensible à l’infection paludique, accroît le risque de maladie, d’anémie sévère et de mort. Pour l’enfant à naître, le paludisme maternel augmente le risque d’avortement spontané, de mortinatalité, de naissance prématurée et de petit poids de naissance – une des principales causes de mortalité chez l’enfant. Ce problème a été longtemps négligé, mais des approches et un engagement renouvelé donnent l’espoir de réduire la charge du paludisme pendant la grossesse et d’améliorer la santé maternelle et infantile. Protection de la femme enceinte S’appuyant sur les faits reconnus, l’OMS recommande une approche en trois volets pour la prévention et la prise en charge du paludisme pendant la grossesse : Moustiquaires imprégnées d’insecticide Traitement préventif intermittent Prise en charge efficace des accès de paludisme Faire dormir les femmes enceintes et leurs nouveau-nés sous des moustiquaires imprégnées d’insecticide est une mesure importante pour les protéger des moustiques infectés. De plus, dans les régions de transmission modérée à forte du paludisme à Plasmodium falciparum (la forme la plus prévalente en Afrique), le traitement antipaludique intermittent est un moyen efficace et peu coûteux d’éviter le paludisme pendant la grossesse. On recommande actuellement d’administrer au moins deux doses d’un médicament antipaludique sûr et efficace (actuellement la sulphadoxine-pyriméthamine) à toutes les femmes enceintes vivant dans ces régions. Dans les zones de transmission faible ou intermittente, les femmes enceintes sont peu immunisées contre le paludisme et courent, par rapport aux femmes qui ne le sont pas, un risque de deux à trois fois plus élevé de contracter une forme sévère de la maladie. Dans ces régions, les moustiquaires imprégnées d’insecticide et la prise en charge rapide des femmes enceintes présentant de la fièvre ou un accès paludique constituent la principale stratégie de prévention et de traitement. L’action contre le paludisme passe par les soins prénatals En Afrique subsaharienne, environ deux tiers des femmes se rendent au moins une fois pendant leur grossesse dans un service de soins prénatals, ce qui donne une occasion unique de faire de la prévention ou de prodiguer les traitements. L’objectif consiste à délivrer cette stratégie, et notamment le traitement préventif intermittent, aux femmes enceintes dans le cadre des soins prénatals de routine, en s’appuyant sur les infrastructures existantes ou en les renforçant au besoin. Elle fait désormais partie intégrante de l’initiative Pour une grossesse à moindre risque, qui tend à renforcer les services de soins prénatals et prévoit des mesures préventives, des traitements, des soins et des conseils pour améliorer la santé des femmes et de leurs nouveau-nés dans tous ses aspects. Tâches à accomplir Lors du premier sommet africain sur le paludisme, à Abuja (Nigéria) en 2000, les chefs d’états africains se sont engagés à ce que, d’ici 2005, au moins 60 % des femmes enceintes bénéficient d’interventions efficaces contre le paludisme. Pour atteindre ce but, il y a plusieurs tâches à accomplir : La mise en œuvre des interventions antipaludiques dans les services de soins prénatals en Afrique doit être généralisée. Actuellement, c’est plus l’exception que la règle. Des programmes de grande ampleur sont en train d’être mis au point et plusieurs pays africains revoient leur politique à la lumière des recommandations de l’OMS. Pour quelques-uns, cette stratégie fait déjà partie de la politique appliquée. Il faut encore répondre aux principaux sujets d’inquiétude : pharmacorésistances et utilisation sûre et adaptée des différents médicaments antipaludiques pendant la grossesse. A mesure que les résistances se renforcent, le traitement et la prévention du paludisme chez la femme enceinte devient de plus en plus difficile. Ce domaine de la recherche est donc fortement prioritaire. Il faut également mettre au point des stratégies de prévention destinées aux femmes habitant dans les régions de transmission faible ou intermittente, ainsi que dans celles où c’est Plasmodium vivax qui pose problème. Il faut également s’occuper des femmes qui ne vont pas dans les services de soins prénatals, qui ne les consultent qu’une fois, ou qui y viennent à un stade tardif de la grossesse. De nouvelles stratégies devront être mises en place pour inciter ces femmes à fréquenter régulièrement ces services dès le début de leur grossesse. Au sein du partenariat mondial pour Faire reculer le paludisme, l’OMS collabore avec des organisations gouvernementales ou non gouvernementales, des organismes d’aide bilatérale et des donateurs pour trouver des solutions, atteindre les objectifs d’Abuja et réduire la charge du paludisme pour les femmes enceintes. La disponibilité des moustiquaires imprégnées d’insecticide, le traitement préventif intermittent et le moyen de proposer ces stratégies par le biais des services de soins prénatals donnent une chance unique à saisir pour protéger les millions de femmes africaines enceintes chaque année et l’enfant qu’elles attendent.
LIENS CONNEXES Journée africaine du paludisme 2003 – Faire reculer le paludisme, protégeons les femmes et les enfants ! La Journée africaine du paludisme s’est intéressée en 2003 à deux groupes très vulnérables au paludisme : les femmes enceintes et les jeunes enfants. Le thème en était : « Des moustiquaires imprégnées d’insecticide et des traitements antipaludiques efficaces pour les femmes enceintes et les enfants en bas âge d’ici 2005. » Faire reculer le paludisme - en anglais Faire reculer le paludisme (RBM) est un partenariat mondial rassemblant des gouvernements nationaux, la société civile, des organisations non gouvernementales, des instituts de recherche, des associations professionnelles, des institutions des Nations Unies, des organismes de développement, des banques de développement, le secteur privé et les médias. L’objectif est de réduire de moitié la charge du paludisme d’ici 2010. Initiative pour une grossesse à moindre risque - en anglais Cette initiative a pour objectif de diminuer la morbidité et la mortalité chez les femmes enceintes et les nouveau-nés en renforçant les systèmes de santé, en améliorant l’accès au personnel compétent pour l’accouchement, en faisant la promotion d’interventions d’un bon rapport coût-efficacité et en assurant l’appui politique et technique dans les pays.

mardi 15 mai 2012

Quels sont les meilleurs pays pour élever un enfant?

Un rapport publié la semaine dernière a établi le classement des meilleurs pays pour élever des enfants. C'est la 13ème année consécutive que l'associaton "Save the Children" s'attelle à la tâche ardue du "Rapport des mères du monde"... Grâce à de savants calculs, on découvre que 8 pays sur les 10 premiers sont européens, mais, ô surprise, la France n'y figure pas.

La France seulement quatorzième

La plupart des pays les mieux classés sont des pays d'Europe du nord... Sur le podium de tête on retrouve la Norvège, l'Islande et la Suède, suivies par la Nouvelle-Zélande, le Danemark, la Finlande, l'Australie, la Belgique, l'Irlande et les Pays-Bas. La France obtient quant à elle la 14ème place, et les Etats-Unis occupent une modeste 25ème place.

Sur quels indicateurs ce classement est-il établi ?
La plupart des indicateurs sont basés sur le bien-être de la mère et de l'enfant, incluant les niveaux d'études pour les femmes, le nombre de femmes politiques, le taux de mortalité chez les mères et les enfants, le taux de natalité, les revenus, et bien d'autres indicateurs.
La plupart des pays européens compris dans le Top 10 ont des points communs : le congé maternité y est rémunéré, l'allaitement y est majoritairement accepté, et les gouvernements y soutiennent les jeunes parents.  La Norvège a remporté la palme du classement car elle détient le meilleur taux de parité homme-femme en ce qui concerne les salaires, et le second taux de mortalité le plus bas d'enfants de moins de 5 ans.

Des écarts alarmants

Le dernier de la liste est le Niger, qui a atteint de très faibles indicateurs de bien-être pour la mère et  l'enfant. La plupart des pays du bas de la liste sont des pays touchés par un conflit et / ou atteints de malnutrition : la République Démocratique du Congo, le Sud du Soudan, le Soudan, le TChad, l'Erythrée, le Mali, La Guinée-Bissau, le Yemen et l'Afghanistan.
Ce qui est frappant, dans ce rapport, c'est les écarts entre les pays du début et de la fin de la liste. En Norvège, les filles font en moyenne 18 ans d'étude, contre 4 ans au Niger. 82% des Norvégiennes prennent un moyen de contraception, contre 5% au Niger. Le risque de mort enfantine en Norvége est élevé à 1/333, tandis qu'au Niger, une mère peut littéralement perdre un enfant sur cinq.

Voici le top 30 officiel :
1.  Norvège
2.  Islande
3.  Suède
4.  Nouvelle Zélande
5.  Danemark
6.  Finlande
7.  Australie
8.  Belgique
9.  Irlande
10. Pays Bas
11. Royaume Uni
12. Allemagne
13. Slovénie
14. France
15. Portugal
16. Espagne
17. Estonie
18. Suisse
19  Canada
20. Grèce
21. Italie
22. Hongrie
23. Lithuanie
24. Bielorussie
25. Etats-Unis
26. République Tchèque
27. Autriche
28. Pologne
29. Croatie
30. Japon

Source : State of the World's Mother 2012
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jeudi 15 mars 2012

Après une césarienne, mieux vaut poursuivre ainsi......

En cas de césarienne pour le premier enfant, l'accouchement par voie naturelle présente un peu plus de risques pour la mère et l'enfant lors des grossesses suivantes.
Les femmes ayant accouché par césarienne pour le premier enfant ont plus de risque de complications si elles choisissent d'accoucher par voie vaginale pour le second enfant, selon une étude australienne.

Parue mardi, cette étude a impliqué plus de 2300 femmes, dans quatorze maternités australiennes, qui se préparaient à donner naissance à leur deuxième enfant. La moitié d'entre elles a décidé d'accoucher normalement après avoir subi une césarienne pour leur premier enfant, tandis que l'autre moitié a choisi une nouvelle fois cette procédure chirurgicale.

Selon les auteurs de cette étude, les bébés nés par voie césarienne ont un risque plus faible de décès ou de complications graves (0,9%) que ceux nés par voie vaginale (2,4%). Même constat du côté des mamans. Selon l'étude parue dans la revue scientifique américaine PloS ONE (Public Library of Science), le risque d'hémorragie chez les mères ayant choisi la méthode chirurgicale s'élève à 0,8%, contre 2,3% pour les femmes ayant décidé d'accoucher par «voie basse».

«Jusqu'alors, on manquait de données complètes et précises pour mener une telle comparaison des avantages et risques de ces deux modes d'accouchement, après une césarienne pour le premier enfant», explique Caroline Crowther du Centre australien de recherche sur la santé des femmes et des nourrissons à l'Université d'Adelaide (Australie du Sud, principal auteur de cette recherche.

La césarienne n'est pas non plus sans risques

Si les résultats de cette étude vont aider les femmes et les médecins à prendre des décisions suite à un premier accouchement par césarienne, la pratique montre déjà que le recours à la méthode chirurgicale est préférable pour donner naissance au second enfant. La raison est simple: la cicatrice de la première opération peut se rompre sous l'effet des contractions utérines et entraîner des complications graves pour l'enfant et la mère. En France, «en cas d'antécédent de césarienne, l'accouchement a de nouveau lieu par césarienne dans près des deux tiers des cas (64,5 %)», révèle une étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).

Toutefois, il est important de remettre ces résultats en perspective. Tout d'abord, même si l'écart de risques est réel, les taux restent très bas. Ensuite, la pratique d'une césarienne n'est pas non plus sans risque. Jacques Milliez, gynécologue-obstétricien, membre de l'Académie nationale de médecine, interviewé par Le Figaro en novembre 2010, précisait que «le taux de complication respiratoire néonatale chez les enfants nés par césarienne est jusqu'à 40 fois plus élevé que chez ceux nés par voie naturelle». Pour les mamans, «le taux de mortalité et de morbidité sévère est trois fois plus élevé après césarienne qu'après accouchement naturel».

Ces risques connus n'empêchent pourtant pas les femmes d'y avoir de plus en plus recours. Pour preuve, en Australie, en Italie ou aux Etats-Unis, l'intervention chirurgicale représente plus de 30% des accouchements avec un taux record de 60% en Chine dans les milieux urbains. La France compte 20,3% d'accouchements par césarienne, selon une étude de la Drees, publiée en 2009.

mardi 13 mars 2012

Des jambes légères malgré la grossesse !

Depuis que vous êtes enceinte, vous avez les jambes lourdes et l'impression désagréable qu'elles ont gonflé ? Les problèmes veineux sont fréquents lors de la grossesse. Car la circulation sanguine est vite perturbée par les hormones, la présence de bébé, etc. Mais il existe des moyens pour vous soulager efficacement et retrouver le plaisir d'attendre un enfant sans ces petits inconvénients !

Depuis que vous êtes enceinte, vous avez les jambes lourdes et l'impression désagréable qu'elles ont gonflé ? Les problèmes veineux sont fréquents lors de la grossesse. Car la circulation sanguine est vite perturbée par les hormones, la présence de bébé, etc. Mais il existe des moyens pour vous soulager efficacement et retrouver le plaisir d'attendre un enfant sans ces petits inconvénients !




Lors de la grossesse, de nombreuses femmes se plaignent de douleurs et de lourdeurs dans les jambes. D'où vient ce trouble qui perturbe votre sérénité ?

Comment ça marche ?

Les jambes lourdes sont un problème lié à une mauvaise circulation sanguine. Le sang à du mal à remonter vers le coeur. Cela est généralement lié à un problème mécanique au niveau des vaisseaux. En effet, le flux ne peut normalement que remonter dans les veines des jambes : des valvules (sortes de clapets qui ne laissent passer le sang que dans un sens) empêchent celui-ci de descendre. Lorsque les problèmes de jambes lourdes apparaissent, c'est que ces valvules ne remplissent plus correctement leur rôle. Le sang reflue et stagne dans les veines au lieu de monter. Plusieurs causes liées à la grossesse peuvent expliquer ce phénomène :

L'action des nombreuses hormones ;
La compression par l'utérus des veines au niveau de l'abdomen ;
L'augmentation du volume sanguin lors de la grossesse.
Quels sont les risques ?

Toutes les femmes enceintes ne sont pas égales face aux problèmes veineux. Il existe un facteur héréditaire qui prédispose à ce type de problèmes : si votre mère avait une circulation sanguine difficile dans les jambes, avec notamment des varices, vous risquez de développer des problèmes similaires. Il est également constaté que les risques augmentent avec le nombre de grossesses :

Le risque est de 10 à 20 % lors de la première grossesse ;
Lors de la 2e ou 3e grossesse, une femme sur quatre connaîtra des troubles veineux ;
A partir de la 4e grossesse, c'est une femme sur trois qui est concernée.
Soulager ses jambes

Il est important de soulager les problèmes de jambe lourdes, pour votre confort bien sûr, mais aussi pour éviter qu'apparaissent des varicosités et même des varices. Quelques mesures simples peuvent vous permettre de diminuer les symptômes :

Marcher au moins ½ heure par jour ;
Eviter la prise de poids trop importante ;
Dormir avec les pieds légèrement surélevés ;
Eviter de rester debout durant de longues périodes ;
Evitez les bains trop chauds.
Mais si les mesures simples ne fonctionnent pas, votre médecin pourra vous prescrire un traitement adapté : bas de contention (efficaces mais pas toujours bien supportés), médicaments veinotoniques, crèmes décongestionnantes… Rassurez-vous, après l'accouchement, les problèmes de jambes lourdes disparaissent le plus souvent au bout de quelques semaines.

CES TACHES DE NAISSANCE

Angiomes : les taches qui fâchent

Tâche de vin, fraises… les angiomes ont plusieurs surnoms. Ces rougeurs aux contours définis sont souvent présentes dès la naissance. Bien que sans gravité, elles inquiètent les parents, selon la localisation. Si elles peuvent disparaître spontanément, il faudra parfois avoir recours à d'autre moyen pour les effacer. Tour d'horizon…


Les angiomes, un problème de peau fréquent

Fréquents au cours de la petite enfance, en particulier lors de la première année de vie, les angiomes sont de petites taches rouges au contour variable. Ils s'effacent à la pression puis se recolorent spontanément. Ils ne présentent, le plus souvent, aucun caractère de gravité mais inquiètent les parents qui se préoccupent, avec raison, du devenir de cette "tache de vin". Mal placée, elle peut en effet être disgracieuse.


Angiomes, des taches souvent disgracieuses
De nombreux enfants naissent avec des angiomes qui disparaissent le plus souvent spontanément. Mais ces petites taches peuvent également apparaître après la naissance voire à l'âge adulte, perdurer et poser de véritables problèmes esthétiques. "Fraise", "taches de vin"…

A l'origine des angiomes, le placenta ?

Plans ou en relief, les angiomes pourraient être un témoin du passage des cellules du placenta sous la peau du foetus. Embryons d'explications avec le Pr. Gérard Lorette, chef du service de dermatologie à l'Hôpital Trousseau (Tours).


Les traitements de la peau par la chirurgie esthétique
Couperoses, petites tâches, cicatrices… les applications des lasers en chirurgie esthétique sont nombreuses tout comme le sont les altérations cutanées. Nous distinguerons ainsi les altérations dues au vieillissement et les lésions colorées. Du peeling au laser vous pouvez vous informer là dessus.


Un laser contre les taches

Couperoses, petites tâches. Quand la peau voit rouge, c'est parfois vous qui virez au vert. Mais désormais, ces petites lésions rouges de la peau ne sont plus une fatalité. Le laser AURA KTP permet de les traiter.

Toxoplasmose : bénin ne veut pas dire sans risque

Le plus souvent anodine, la toxoplasmose peut cependant avoir des conséquences très importantes sur le foetus, quand la mère est infestée pendant sa grossesse. Si les risques demeurent néanmoins limités, quelques précautions doivent éloigner tout danger en l’absence de vaccin.


La toxoplasmose est une maladie très fréquente en France. D’après une étude épidémiologique menée en région parisienne, 10 % des enfants de deux ans en sont porteurs, proportion qui passe à 50 % à l’âge de 5 ans, et à près de 90 % à 30 ans. Le principal responsable de la transmission de ce parasite se cache peut-être chez vous, il s’agit du chat. Mais le coupable n’a pas été trouvé en un jour. C’est en 1909, que Charles Nicolle, directeur de l’Institut Pasteur à Tunis, donne le nom de toxoplasme à un protozoaire trouvé chez de petits rongeurs du désert. Et ce n’est qu’en 1940 que son pouvoir pathogène chez l’homme est établi. Il faudra encore 30 années pour que le rôle des chats dans la transmission à l’homme soit compris.

La transmission à l'homme

Les parasites se multiplient dans l’intestin des chats et se propagent ensuite dans tout leur organisme. C’est ensuite en disséminant tout autour d’eux leurs matières fécales que se fait l’infection. En France, pas loin des deux tiers des chats sont infectés. Très résistants, les parasites peuvent rester virulents pendant plusieurs mois dans le sol, surtout s’ils se trouvent dans un environnement humide, tempéré ou chaud. Les animaux, qui ingèrent des aliments souillés par les chats, sont à leur tour contaminés. Près de la moitié du cheptel ovin français et un tiers de la population porcine seraient ainsi porteurs de ce parasite. Les boeufs et les veaux seraient moins touchés.

Quant à l’homme, il peut contracter la maladie de plusieurs façons. Soit en s’occupant de son félidé, soit en mangeant de la viande insuffisamment cuite, des légumes et fruits qui ont été souillés ou encore en buvant du lait non pasteurisé.

Une infection bénigne ?

Les symptômes (ganglions du cou enflés, légère fièvre, douleurs musculaires et articulaires) font penser à une petite grippe sans importance. Cependant, les conséquences peuvent être néfastes pour les femmes enceintes et les personnes au système immunitaire déficient, comme les porteurs du VIH.

En cas de grossesse, les protozoaires traversent le placenta et infestent le foetus, avec des risques de malformations cardiaques, neurologique et oculaire, et dans certains cas une mort in utero. La période la plus dangereuse pour l’enfant se situe entre la dixième et la vingt-quatrième semaine de grossesse. On estime cependant que dans la moitié des infections de la mère, les foetus échappent à l’infection. Parmi ceux atteints, 80 % naîtront normaux. Ils doivent alors faire l’objet d’un suivi jusqu’à leur premier anniversaire. Chaque année, environ 2 500 enfants naîtraient avec une toxoplasmose congénitale.

Comment se prémunir ?

Toute femme enceinte est obligatoirement amenée à faire un diagnostic sérologique en début de grossesse, afin de savoir si elle possède des anticorps. Leur présence révèle une ancienne infection et élimine quasiment tout risque de transmission au bébé. En revanche si la future mère n’est pas protégée, quelques habitudes d’hygiène de vie doivent être adoptées.

En premier lieu, tout contact avec les chats doit être évité. Ils peuvent faire des écorchures, même par jeu. De même, la corvée de litière ne doit pas être entreprise sans gants. La recommandation est également valable pour toucher de la viande crue, éplucher des légumes ou jardiner.

Enfin, on évitera la consommation d’oeufs et de lait crus et on préférera une viande bien cuite. En Grande-Bretagne, pays de la viande bouillie, seuls 20 à 40 % des adultes sont porteurs de la toxoplasmose.

Si la maladie survient au cours de la grossesse, la future mère doit être traitée par antibiotiques (par exemple rovamycine) jusqu'à l'accouchement.

LA VERITE SUR LES SUPERSTITIONS DE LA GROSSESSE

La grossesse… le mystère de la vie… ce moment est tellement magique qu’il a inspiré de nombreux mythes et autres superstitions plus ou moins farfelus. Et aujourd’hui, certaines ont la vie dure, malgré toutes les connaissances scientifiques que l’on possède sur le sujet !
Voici une petite sélection des croyances les plus folles sur ces neuf mois.








Enceinte, il faut dormir sur le côté gauche

Le problème du sommeil chez la femme enceinte se pose notamment à partir du 4e mois. Et certains "spécialistes" préconisent de dormir sur le coté gauche, non seulement pour le confort de la maman, mais aussi pour le bien-être de bébé. Il est clair qu’il n’y a pas de position idéale… sauf celle où vous vous sentirez le mieux.

Il faut parler à bébé pour qu’il reconnaisse la voix de ses parents.

Difficile de connaître l’effet réel des paroles des parents sur le bébé, ou même de l’utilité de lui faire écouter de la musique classique pour en faire un mélomane. Les avis divergent, certains prétendent que ces premières communications sont essentielles, d’autres soulignent que cela revient à essayer d’entendre ses voisins en plongeant la tête dans l’eau de la baignoire… En fait, il pourrait entendre à partir du 8e mois et en parlant assez fort…

Si le ventre est pointu, c’est une fille

Les rumeurs les plus folles concernent certainement le sexe du futur bébé. En fonction de la période de conception, de la forme du ventre, ou même des changements sur le visage de la mère, il serait possible de connaître le sexe. Il faut reconnaître un mérite à ces prédictions : elles ont toutes les chances de s’avérer exactes… au moins une fois sur deux !

Il ne faut pas changer la litière du chat

Pour une fois, une affirmation qui est une question de bon sens. L’un des risques pour la femme enceinte est de contracter la toxoplasmose, une maladie qui touche notamment les chats. Certes, le risque est faible, et la plupart des mamans sont immunisées. Mais demandez au futur père de changer la litière, et ce le plus souvent possible. Et si vous n’avez pas de chat, ce n’est pas le moment d’en prendre un. Pour en savoir plus, lire notre article Toxoplasmose : bénin mais pas sans risque

Si la maman a peur d’un chat, bébé aura une tache de vin

Cette affirmation était encore très répandue il y a quelques années. Si effectivement des émotions de la mère peuvent passez au bébé, on voit mal comment croiser un animal pourrait provoquer un problème cutané… Ces angiomes seraient en réalité liés à des migrations de cellules du placenta. Pour en savoir plus, lire notre dossier sur ces taches de naissance.

Une femme enceinte ne doit pas croiser les jambes

Encore une idée farfelue. Le fait de croiser les jambes ne présente pas de risques pour le bébé. Par contre, si la future maman a des problèmes veineux, les jambes lourdes, cette recommandation peut être utile. Lire à ce propos notre article Des jambes légères malgré la grossesse !

Il ne faut pas manger épicé pendant la grossesse

Bien sûr, pendant la grossesse, l’alimentation est importante. Mais faut-il proscrire les épices accusées de provoquer une fausse couche ou de déclencher l’accouchement ? S’il y a quelques précautions à prendre lorsque l’on est enceinte sur le plan alimentaire, chasser poivre, piment ou gingembre n’en font pas partie. Au contraire, c’est d’ailleurs durant la grossesse que l’enfant va découvrir et acquérir de manière indirecte les goûts de sa maman.

Il y a plus d’accouchements les nuits de pleine lune

L’influence de la lune a décidément la vie dure. Et l’affirmation selon laquelle le satellite naturel de la Terre provoque plus d’accouchements est totalement fausse, comme plusieurs études l’ont montré. Lire à ce propos notre article C’est la faute à la pleine lune !

Il ne faut jamais contrarier les envies alimentaires des femmes enceintes

On entend dire parfois que les envies insolites des femmes enceintes seraient en fait l’expression des besoins physiologiques nécessaires à la grossesse. Sans aller jusque là, on ne connaît pas les véritables causes de ces fringales excentriques. A priori, les fraises à quatre heures du matin ne risquent pas de manquer au bébé, mais pas question de risquer de décevoir la future maman !

jeudi 8 mars 2012

L’AUTONOMISATION DES FEMMES RURALES – ÉRADIQUER LA FAIM ET LA PAUVRETÉ.

« Investissons dans les femmes rurales, éliminons les discriminations dont elles sont victimes en droit et en pratique, veillons à ce que les politiques répondent à leurs besoins, garantissons leur le même accès aux ressources qu’aux hommes et accordons-leur un rôle à jouer dans la prise de décisions. »

M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies




















Le thème officiel de la Journée internationale de la femme 2012 est :
« L’autonomisation des femmes rurales et leur rôle dans l’éradication de la pauvreté et de la faim, le développement et les défis actuels ».

En contribuant de manière déterminante aux économies mondiales, les femmes rurales jouent un rôle crucial dans les nations développées comme en développement : elles renforcent le développement agricole et rural, améliorent la sécurité alimentaire et peuvent aider à réduire les niveaux de pauvreté au sein de leurs communautés. Dans certaines parties du monde, les femmes constituent 70% de la main-d’œuvre agricole, comptant pour 43% des travailleurs agricoles de par le monde.

Les estimations montrent que si les femmes bénéficiaient du même accès aux ressources productives que les hommes, elles pourraient augmenter les récoltes de leurs exploitations agricoles de 20 à 30%, permettant de sortir de la famine de 100 à 150 millions de personnes.

L’inégalité entre les sexes et l’accès limité au crédit, aux soins de santé et à l’éducation ont toutefois posé un certain nombre de problèmes aux femmes rurales. La crise alimentaire et économique mondiale de même que les changements climatiques n’ont fait qu’aggraver la situation. On estime par exemple que 60% des personnes victimes de famine chronique sont des femmes et des filles.

Et pourtant, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que les gains de productivité réalisés en garantissant aux femmes l’égalité de l’accès aux engrais, aux semences et aux outils pourrait permettre de réduire le nombre de personnes affamées de 100 à 150 millions.

lundi 5 mars 2012

Sans instinct maternel, suis-je une mauvaise mère ?

On ne naît pas mère, on le devient.

«Ma fille était comme une étrangère, et moi aussi, je ne me reconnaissais pas», confie Emma sur les lignes d’écoute d’Allo Parents Bébé.

Mauvaise mère versus mère parfaite
Incapable de communiquer avec son bébé, la jeune maman culpabilise, craignant d'être une mauvaise mère. Partout, on le cire haut et fort telle une vérité inébranlable : la maternité serait un avènement des plus heureux de la vie d’une femme... Un accomplissement total et naturel au nom d’un prétendu « instinct maternel ». Pourtant, on ne naît pas mère, on le devient.

Courant après l’illusion de la mère parfaite, de nombreuses mamans s’épuisent par peur de ne pas être à la hauteur. Si la parole s’est aujourd’hui libérée, beaucoup de femmes restent encore retranchées dans leur solitude.

La maternité en chiffres
Sur 75000 mères primipares, on peut dire que 10% d’entre elles se sentent mal dans ce devenir (hors babyblues, puisqu’il touche la moitié des mères). Mais « face à la mère qui n’a aucun problème ou ne semble en avoir aucun […] nos yeux restent secs, notre jugement aiguisé »*.

Pourtant, il n’existe pas de bonne ou de mauvaise mère. Le temps en est la meilleure illustration ! Ce qui était jadis dénigré est aujourd'hui parfaitement accepté, preuve qu'il n’existe pas de route tracée nous conduisant vers la sacro-sainte maternité. Alors, un seul mot d’ordre : ayez confiance en vous !

*Sophie Marinopoulos, Dans l’intime des mères, éditions Marabout.

jeudi 1 mars 2012

Girls in Burkina Faso

Limited economic and educational opportunities in rural Burkina Faso drive adolescent girls to migrate to urban areas. Many are employed as domestic workers, where they have few opportunities to continue their studies, build social networks, and develop skills needed for adult life.

In response, Population Council researchers and our partners are implementing and evaluating a skill-building program, Girls Awakened, for girls 11–18 years old. The female-led, girls-only groups focus on life skills, health and hygiene, sexual and reproductive health, and numeracy and financial capabilities. Girls are also given the opportunity to participate in literacy classes and learn French.

Results from the program will be shared with policymakers and program planners in order to improve strategies for reaching migrant adolescent girls in domestic service.

For more information: popcouncil.org/GirlsAwakened

Happy New year 2012H


appy new year 2012 for all mothers and children of the world. May this new year bring for you all joy and happiness